CHRONISTOVISION MONDIAL

La Chine des Ming aux Mandchous

Du 14ème au 18ème siècle, la Chine passe de la dynastie Ming à celle des Mandchous. A partir du 19ème siècle, la présence des pays européens en Chine affaiblit la cour impériale. La Chine sera alors sous influence.

 

 

La dynastie chinoise des Ming (1368-1644)

En 1368, un ancien moine bouddhiste Zhu Yüanchang devient empereur après avoir chassé du pouvoir la dynastie mongole. Son règne est despotique. Il réforme les attributions des terres en favorisant les paysans qui l’ont aidé à prendre le pouvoir. Dès  1387, les empereurs Ming consolident la grande muraille.

En 1403, l’empereur Chengzu constitue une immense flotte dirigée par un ancien chef eunuque Zheng He. La flotte chinoise atteint la corne de l’Afrique. 

Ses successeurs peinent à contenir les incursions mongoles.  La capitale est transférée à Pékin au lieu de Nankin.  A partir du 16ème siècle, le pays développe de nouvelles cultures comme la pomme de terre, le tabac, le maïs et la cacahouète. Ces innovations font prospérer l’économie chinoise et entraine une explosion démographique.

En 1592, le Japon tente d’envahir la Corée vassale de la Chine. Les chinois entrent en guerre contre le Japon.  Les missionnaires chrétiens pénètrent la cour royale. Les Jésuites adoptent les coutumes locales et prônent  l’harmonie entre le Confucianisme et le christianisme. La culture est au sommet comme la production de porcelaine. A la fin du 16ème siècle, au nord est de la Chine s’unifient des tribus Mandchous menées par leur chef Nurhaci. Il se proclame grand Khan et se lance à la conquête de la Chine. Il faut attendre 1644 pour que son petit fils Shunzhi renverse la dynastie Ming. C’est le début de la nouvelle dynastie Mandchoue des Qing.

 

 

 

 

 

L’âge d’or chinois sous la dynastie Mandchou

Les Ming sont renversés par la dynastie Mandchou en 1644. Ils imposent leurs coutumes et notamment le port de la natte et des vêtements traditionnels mandchous. De nombreux fonctionnaires se suicident mais la majorité de la population accepte ce changement.

En 1661, l’empereur Kangxi monte sur le trône. Son règne sera grandiose. Son armée appuyée par une puissante artillerie soumet les mongols et repousse les russes vers la Sibérie et les côtes pacifiques. L’empereur permet aux Jésuites leur prosélytisme mais la Papauté rejette ses liens. Kangxi fâché, interdit la poursuite de cet enseignement jésuite. Les rapports de la Chine et de l’Occident seront désormais conflictuels. En 1720, le Tibet est de nouveau sous emprise chinoise. La période est prospère économiquement mais la démographie galopante entraine une pénurie de nourriture. Le règne de Kangxi dure 61 ans, il meurt en 1722.

Son fils Yongzheng modernise le pays et instaure une police secrète. Intransigeant, il chasse les missionnaires chrétiens et persécute les chinois convertis au christianisme.  Il meurt en 1735 et laisse la place à son fils Qianlong. Son règne marque l’âge d’or de la Chine. Il repousse les frontières de la Chine en soumettant les Ouïgours, les Kazakhs, les Kirghizes et les Mongols. Il dote Pékin de villas et de temples somptueux.

Cependant, l’administration est souvent sclérosée, les réformes ne se font pas et les sociétés secrètes mafieuses règnent sur des régions entières comme celle du lotus blanc à la fin du 18ème siècle. 

La Compagnie anglaise des Indes orientales importe de plus en plus d’opium. Les chinois s’y adonnent de plus en plus, marquant ainsi un certain déclin à la fin du 18ème siècle. La dynastie Mandchou s’éteint en 1911.

Les sectes et les sociétés secrètes sont très répandues dans l’histoire de la Chine souvent inspirées de coutumes locales et rendues fascinantes par leur côté rédemptrice religieusement et socialement. De 1851 à 1864, des guerriers fanatisés provoquent la révolte des Taiping qui coute la vie à plus de 20 millions de personnes. En 1900, la révolte des Boxers en est aussi une résurgence.

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