CHRONISTOVISION MONDIAL

La France d’entre deux guerres

Entre les deux guerres mondiales, la France est ballotée entre la crise de 1929, la violence des ligues d’extrêmes droites et l’arrivée au pouvoir du Front populaire. Trop sûr d’elle et encore traumatisée par la première guerre mondiale, elle ne se prépare pas suffisamment face à  la menace nazie.

 

L’après guerre

Au lendemain de la 1ère guerre mondiale, la France est ruinée, 10% de sa population active masculine ont disparu et 40%  sont blessés. Toutefois, les réparations de guerre financières et territoriales (Alsace Lorraine, la colonie du Cameroun) lui amènent un nouveau souffle.

Les allemands sont incapables de payer les indemnités de réparations. En 1923, le Président du Conseil Raymond Poincaré fait occuper la Ruhr par l’armée française. Les allemands se sentent humiliés et déclenchent une résistance passive.

La crise de 1929 frappe moins la France encore très rurale comparée à la Grande Bretagne et à l’Allemagne.

 

 

Les ligues d’extrême droite

La vie politique française est instable durant la 3ème république. De 1918 à 1940, 42 gouvernements se sont succédé. La Droite reste majoritaire de 1918 à 1924 puis la gauche gouverne pendant deux ans et enfin de nouveau la droite et les radicaux de 1926 à 1934.

Début 1934, le régime est usé et la montée des extrémistes de droite en Allemagne et en Italie donne des  idées à  certains pou installer en France un régime national populiste.

Fin décembre 1933, débute l’affaire Stravinsky. La police financière met au jour une vaste affaire d’escroquerie mêlant le milieu politique. Stravinsky est accusé d’avoir fraudé et mis en circulation de faux bons au porteur pour un montant de 25 millions de francs avec la complicité du député-maire de Bayonne, Dominique-Joseph Garat. Le milieu politique est accusé d’en avoir profité et de le protéger. Cette affaire fait scandale. Stravinsky est retrouvé mort ainsi qu’un de ses complices le responsable de la section financière au tribunal de la Seine, Albert Prince.

Il n’en fallait pas tant pour voire se déchainer la presse et les politiciens d’extrême droite.

En février 1934, les ligues d’extrême droite défilent dans Paris  (l’Action française, les Croix de feu) et marche sur l’Assemblée nationale. La France est au bord d’un coup d’Etat mais les dirigeants de ces ligues reculent.

 

 

Le Front populaire

En 1936, la gauche gagne les élections. Elle comprend le parti socialiste et les communistes.

La coalition de gauche appelée « Front Populaire »  conduite par Léon Blum et Maurice Thorez met en place des réformes sociales comme les congés payés et la semaine des 40 heures. L’industrie de l’armement est nationalisée.

 

 

 

 

 

L’entrée en guerre de la France

Se sentant peu soutenue pat la Grande Bretagne, la France peine à résister à la politique étrangère agressive d’Hitler. De 1929 à 1936, la France a construit la ligne Maginot du nom de son principal promoteur. Elle est réputée infranchissable sur toute la frontière nord est du pays. Pour ne pas heurter les Belges, elle s’arrête au sud de la Belgique et c’est par cette frontière belge que les Panzers allemands déferleront en 1940.

En 1938, les accords de Munich signés par la France, la Grande Bretagne, l’Italie  et l’Allemagne, laissent Hitler annexer une partie de la Tchécoslovaquie.

En août 1939, la Pologne est envahie par les divisions allemandes. En septembre 1939, la France entre en guerre.