CHRONISTOVISION MONDIAL

Le coup d’Etat de Mussolini

L’Italie attend beaucoup des gains de la guerre 14-18. La France et les Anglais ne lui laissent que le Tyrol du sud autrichien. Les italiens se sentent humiliés et le sacrifice de 500 000 soldats nourrit une certaine frustration dont s’emparent les ligues d’extrêmes droites. Le parti fasciste prend rapidement de l’importance et la verve de Benito Mussolini attire de nombreux partisans. Les chemises  noires se battent dans les rues avec les communistes et les socialistes. Le gouvernement est incapable de ramener l’ordre.

 

Fin octobre 1922, Mussolini et ses partisans marchent sur Rome et menacent de prendre le pouvoir par la force. Le roi Victor Emmanuel III cède sous la pression et nomme Mussolini premier ministre. Ce dernier transforme le régime d’une monarchie constitutionnelle en une dictature mais le roi, l’aristocratie et l’Eglise garde leurs privilèges. Les accords de Latran en 1929 avec la papauté définissent le statut de la cité du Vatican encore valable aujourd’hui.

Au début des années 30, Mussolini garde des distances avec le nazisme allemand mais en 1935, l’Allemagne est le seul pays à soutenir l’annexion de l’Ethiopie par  l’Italie. En 1937, l’Italie se retire de la société des nations et elle soutient Franco dans la guerre d’Espagne. Mussolini fait adopter des lois anti juives, fin des droits civiques et accès interdits à la fonction publique. En mai 1939, un pacte d’alliance militaire est signé entre Hitler et Mussolini.

L’Italie entre en guerre en juin 1940 alors que l’Allemagne a déjà quasi envahit l’Europe. Elle engage ses forces en Afrique du nord mais subit de gros échecs. Mussolini demande à la Wehrmacht de l’aider. Le 27 septembre 1940, l’Italie signe le pacte tripartite avec l’Allemagne et le Japon.