CHRONISTOVISION MONDIAL

La Révolution Française

Un tournant majeur de l’histoire de l’homme. Le peuple et la bourgeoisie se soulèvent et mettent fin à des siècles de monarchie. Les privilèges de l’aristocratie sont abolis et les droits de l’homme sont proclamés sur fond de terreur et de revanche sociale. La démocratie moderne commence.

 

 

Le contexte

Louis XVI succède à son grand-père  en 1774. Il est marié à marie Antoinette fille de l’impératrice d’Autriche. Populaire au début, Marie Antoinette par un comportement dépensier et par ses intrigues s’attire la haine du peuple. Le pouvoir royal n’est pas préparé à une société en plein mutation avec la montée en puissance de la bourgeoisie et le développement des manufactures. Les paysans sont lourdement taxés et la multiplicité des disettes et des épidémies attisent les révoltes.

La France est ruinée par la guerre d’indépendance américaine et par les gaspillages de la cour. La noblesse et la grande bourgeoisie échappant à l’impôt, refusent de remettre en cause leurs privilèges. Les créanciers sont réticents à prêter de l’argent. Le roi se heurte à ces blocages et consent à réunir les Etats généraux en mai 1789.

 

Le peuple de Paris se soulève

Les représentants de la nation sont répartis selon les 3 ordres de la société : le clergé et la noblesse constituent la moitié des représentants et l’autre moitié représente le tiers état, 98% de la population dont la bourgeoisie qui paie le plus d’impôt. Les députés du tiers état veulent une constitution. Ils se rassemblent pour constituer une assemblée nationale. Le 20 juin, le roi et l’aristocratie veulent dissoudre l’assemblée nationale. Les 577 députés prêtent le serment du jeu de paume jurant de ne pas se séparer avant d’avoir établi une Constitution.

Des troupes prennent position autour du Parlement. Mirabeau Comte et Député très influent, déclare qu’il ne sortira que sous la pointe des baïonnettes. Le roi révoque Dekker ministre des Finances plutôt populaire dans sa volonté d’assainir les finances de l’Etat. L’atmosphère est électrique.

Après des hivers rudes et l’absence de récolte, suite à une pénurie de pain, le peuple est en colère. Le 14 juillet 1789, il se dirige vers la Bastille et finit par la prendre de force en massacrant tous les gardes suisses. La révolution est en marche. En province, certains châteaux sont brulés.

 

Pour ramener le calme, les députes votent le 4 août 1789 l’abolition des privilèges féodaux. L’Assemblée nationale oblige le roi à avaliser la cocarde tricolore qui symbolise l’alliance de la royauté et du peuple. Le 26 août 1789, la déclaration des droits de l’homme est proclamée. Le 1er article : Les hommes naissent libres et égaux en droits…La liberté de la presse est proclamée, la féodalité est abolie. La Monarchie n’est pour autant pas abolie. Mirabeau meurt le 2 avril 1791 après avoir tenté de convaincre le roi et la reine d’accepter le principe de monarchie constitutionnelle.

Le roi hésite à ratifier l’abolition des privilèges et de prêter serment à la Constitution adoptée le 3 septembre 1791.