Napoléon III s’immisce dans les successions royales des pays étrangers et provoquent une guerre aujourd’hui oubliée mais qui pourtant, construira au début du 20ème siècle, un état d’esprit de revanche militaire, terreau des deux guerres mondiales.
Les prémices à l’unité allemande
L’empire autrichien

L’empire autrichien maintient un pouvoir très conservateur et son caractère pluriethnique l’expose à des revendications nationalistes notamment en Hongrie et en Tchéquie. Après les révoltes 1848, l’empereur François Joseph prend la succession de Ferdinand 1er qui a abdiqué. Le nouvel empereur ne tient pas ses promesses de réforme démocratique et impose un pouvoir absolutiste. En 1855, le servage est aboli. L’empereur François Joseph épouse Elisabeth la future Sissi. L’impératrice voyage beaucoup et parvient à imposer une constitution hongroise calmant temporairement les velléités nationalistes hongroises. Elle est assassinée le 10 septembre 1868 par un anarchiste italien.
L’Allemagne devient un enjeu de pouvoir entre l’Autriche et la Prusse.
La Prusse
Après les guerres napoléoniennes, la Prusse entreprend des réformes visant à transformer la monarchie absolutisme en un Etat bureaucratique moderne. Son armée est modernisée et concurrence celle de l’Allemagne.
Guillaume 1er devient roi de Prusse en 1861. Partisan de l’absolutisme, il confie à Otto Von Bismarck la gestion du Gouvernement. Bismarck entreprend de développer la puissance militaire prussienne. Le nouveau chef du Gouvernement entre en conflit avec l’Autriche sur leur suprématie vis-à-vis des Etats indépendants d’Allemagne.
Napoléon III pris dans ses tourments mexicains, ne voit pas qu’à l’est du Rhin, une nouvelle menace apparait. A cette époque, la Prusse est devenue une grande puissance militaire fondée sur une armée de conscription nationaliste et bien équipée par une artillerie moderne (canons Krupp).
En 1861, le conflit est déclaré entre l’Autriche et la Prusse. 18 Etats du nord de l’Allemagne s’allient à la Prusse tandis que les 13 autres Etats rejoignent l’Autriche. Le 3 juillet 1866, la Prusse bat l’Autriche.
Il faut attendre la fin de la guerre de 1870 pour que Bismarck parvienne à unifier l’Allemagne. Le 18 janvier 1871, Guillaume 1er devient l’empereur d’une Allemagne unifiée.
En Russie, le Tsar Alexandre II engage des réformes audacieuses pour son pays comme l’abolition du servage et l’introduction d’une démocratie locale et d’un parlementarisme.
Au Japon, l’empereur Meiji engage une modernisation à marche forcée de son pays pour éviter le déclin comme la Chine. Les samouraïs et une certaine féodalité vont à tout jamais disparaitre à la fin de ce siècle.
La guerre de 1870
Après avoir vaincu l’Autriche dans le silence de Napoléon III, Bismarck doit soumettre la France pour unifier l’Allemagne. Napoléon III piégé par Bismarck déclare la guerre à la Prusse pour une histoire d’alliance royale. Le 2 septembre 1870, les armées françaises mal préparées et mal dirigées sont défaites en 6 semaines. Napoléon III est capturé sur le front à la bataille de Sedan.
L’empereur est déchu, les parisiens proclament le 4 septembre 1870, la 3ème république. Le 28 janvier 1871, le roi de Prusse est proclamé empereur d’Allemagne dans la galerie des glaces à Versailles. C’est la naissance du 2ème Reich mille ans après le 1er Reich d’Otton 1er. L’Allemagne soumet la France à un lourd tribut et annexe l’Alsace et la Lorraine. Le quart des alsaciens quittent leurs maisons et beaucoup partent s’installer à l’Algérie.
Menées Par le général Mac-Mahon, les troupes françaises répriment dans le sang les communards lors de la semaine sanglante du 21 au 27 mai 1871. La répression fait 20 000 morts et 38 000 arrestations, la gauche ouvrière est décapitée. Une des figures de la commune, Louise Michel est exilée à la nouvelle Calédonie.
Cette période dure de 1879 à 1914, elle est marquée par une opposition en France entre l’Etat et le cléricalisme et par une volonté bienveillante de coloniser de nouveaux territoires.