CHRONISTOVISION MONDIAL

Napoléon III restaure l’empire

Les révolutions sociales et démocratiques de 1848 renversent Louis Philippe. Le neveu de Napoléon 1er en profite pour prendre le pouvoir et imposer un pouvoir autocratique...

 

Le coup d’Etat de Napoléon III

Louis Philippe d’Orléans succède à l’impopulaire Charles X. La France s’industrialise à marche forcée et la population s’appauvrit gravement. Des penseurs comme Joseph Proudhon et Charles Fourrier prennent la défense d’un monde ouvrier émergeant.

Proudhon est le précurseur de l'anarchisme, il est le seul théoricien révolutionnaire du 19ème  siècle à être issu du milieu ouvrier. Autodidacte, penseur du socialisme libertaire non étatique, partisan du mutuellisme et du fédéralisme, il est le premier à se réclamer anarchiste  en 1840. Il publie un pamphlet nommé « Qu’est ce que la propriété ? ».  Membre de l’assemblée constituante de 1848, il est arrêté en 1849 sur ordre du futur Napoléon III. Il est libéré en 1852 et part vivre en Belgique. Il revient en France en 1862 pour militer en faveur de l’Anarchisme.

 

En février 1848, une interdiction de réunions politiques rassemblant des opposants politiques  entraine des émeutes à Paris. Le 24 février 1848 le peuple parisien affronte l’armée. Il contraint Louis-Philippe le successeur de Charles X en 1830, à abdiquer. Louis Philippe révoque son président du conseil Guizot et le remplace Adolphe Thiers. Ce dernier lui conseille de mater par le sang cette insurrection. Le roi ne veut pas faire tirer sur le peuple et préfère abdiquer. La 2ème République française est proclamée.

Un Gouvernement provisoire est proclamé sous la conduite d’Alphonse de la Lamartine. Les libéraux et socialistes en majorité au pouvoir instaure un droit du travail et entérine le suffrage universel masculin. Lamartine est écarté en juin 1848 et le Gouvernement devient plus réactionnaire. Il réprime durement un soulèvement populaire socialiste. La première élection présidentielle  a lieu en décembre 1848. Le peuple veut le retour de l’ordre et de la sécurité. Il élit le neveu de Napoléon 1er, Napoléon III avec le soutien des républicains modérés rassemblées dans le parti de l’ordre.

Selon la Constitution, son mandat prend fin 1852 et il lui est interdit de se représenter. Le 2 décembre 1851, Napoléon III dissout l’Assemblée Nationale, fait arrêter les opposants et rétabli le suffrage universel masculin et proclame une nouvelle constitution qui le reconduit pour 10 ans. C’est un coup d’Etat. A paris et davantage en Province, des Républicains prennent les armes. Les révoltes sont durement réprimées, quelques milliers de morts.

 

 

Napoléon III restaure l’empire

En décembre 1852, Napoléon III se fait proclamer empereur. Victor Hugo  opposant à Napoléon III, s’exile en Angleterre

En Europe, les monarchies ont peur. A Budapest, les hongrois imposent une république. A Rome, les révolutionnaires ont pris le pouvoir, le pape s’enfuit. En Autriche, l’empereur Ferdinand est obligé d’abdiquer. En France, un gouvernement provisoire s’installe à l’Hôtel de ville de Paris. Le poète Lamartine en fait parti. Victor Hugo est davantage dubitatif. Au même moment, un certain Karl Marx et son ami Engels publie « le manifeste du parti communiste » et réclament ainsi la justice sociale. A Paris, les émeutes s’amplifient, les ouvriers cassent tout et réclament des augmentations de salaires. La bourgeoisie prend peur et fait tirer dans la foule. Les émeutes sociales sont écrasées.

 En Autriche, l’armée écrase les insurrections autrichiennes et hongroises dans le sang. Le jeune empereur François Joseph monte sur le trône des Habsbourg jusqu’en 1916. Le pape retourne à Rome. L’ordre est rétabli.

Les révolutions de 1848 en Europe sont à court terme des échecs. Des Gouvernements plutôt réactionnaires prennent le pouvoir. Pour autant,  l’idéal démocratique et social fait son chemin.

 

La guerre de Crimée 1854-1856